Huit tapis sous les voûtes
Une seule ouverture sur le canal, huit tables, une cloche de cuivre et aucune mise d'argent : la salle basse tient dans ce paragraphe.
Comment la salle basse fonctionne

On descend six marches et le bruit tombe d'un coup : la pierre absorbe tout. Les huit tapis sont disposés en deux rangs, chacun sous sa lampe, avec assez d'espace entre eux pour qu'un serveur passe sans frôler personne.
La cloche sonne toutes les quarante minutes. On termine le pli, on note les points, on se lève : c'est la respiration de la maison, et c'est aussi ce qui permet à quelqu'un d'arriver seul et de trouver une place.
Un joueur de la maison tient la salle du mercredi au dimanche. Il n'arbitre rien : il explique, il distribue, il remet une table à quatre quand elle penche trop d'un côté.
- Jeux pratiqués
- Belote, manille, tarot et poker amical, toujours sans le moindre enjeu financier.
- Roue longue
- Le jeudi, une heure au lieu de quarante minutes, pour les parties lentes.
- Carnet de points
- Tenu par table, effacé quand la salle ferme.
Ce qu'il faut savoir avant de descendre
On joue à combien par tapis ?
Six au maximum, quatre pour la première roue du mercredi.
Peut-on arriver au milieu d'une roue ?
Oui : on patiente au bar, la cloche suivante libère toujours des places.
Qui fournit les jeux de cartes ?
Toujours. Les jeux personnels ne montent pas sur les tapis.
Y a-t-il des tournois ?
La roue des voisins du samedi mélange les tables à chaque cloche : ni inscription payante, ni dotation.